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  • Céline CELLARIO

Yule - Solstice d’Hiver

Yule (prononcé 'youle') célébre la renaissance du soleil, le retour de la lumière.


La fête de Yule, autour du 21 décembre correspond au Solstice d'Hiver. La nuit est alors la plus longue de l'année. Yule constitue un vestige des rituels primitifs célébrés pour hâter la fin de l'hiver et la fécondité du printemps. De nos jours, cette célébration nous rappelle que la mort apporte finalement une renaissance.

De toutes les fêtes des Anciens, Yule est de loin celle qui a le mieux traversé les siècles. La société moderne a apprivoisé les symboles, mais la force de ce sabbat reste entière. En cette nuit du Solstice d’Hiver, la nuit la plus longue, la Déesse donne à nouveau naissance au soleil, en recommençant le cycle annuel, et en apportant une nouvelle lumière et un nouvel espoir au monde. Lors de la nuit la plus longue de l’hiver, jaillit l’étincelle de l’espoir, le Feu Sacré, la Lumière du Monde. Dès lors les jours seront plus longs.

Yule marque le jour le plus court et, comme les jours les plus difficiles de l'hiver ne viennent qu'ensuite, il est plus justement désigné par le terme "milieu de l'année". John Donne, poète du XVI' siècle, avait appelée ce moment "le minuit de l'année", quand "la sève du monde entier sombre".

Dans les rituels marquant Yule, on cherche le Soleil invisible, l'étincelle vitale intérieure qui, rechargée en énergie, entretiendra l'esprit et l'énergie physique durant l'hiver. Les bougies allumées pour ranimer le feu du Soleil symbolisent aussi le désir de rallumer l'astre intérieur.

Yule véhicule un paradoxe - de même que le solstice d'hiver commémore la disparition annuelle des pouvoirs du Soleil, il témoigne aussi de sa renaissance, raison pour laquelle cette fête est appelée par ailleurs "retour du Soleil". Les ténèbres sont toujours suivies par la lumière, la mort est toujours suivie d’une renaissance. Le Solstice d’Hiver est le moment où s’opère le changement. C’est le moment où nous recommençons à regarder en avant, plutôt qu’en arrière. La leçon est dans l’attente, dans la confiance en ce grand Mystère qui nous ramène au cycle de la renaissance tandis que la Roue tourne.

Les temps les plus reculés, les adorateurs du soleil allumaient de gigantesques brasiers pour aider et assurer la renaissance du soleil. Un monde d'obscurité où rien ne pousserait était leur plus grande peur. Plus tard, on a adjoint à cette tradition la naissance de différents dieux et, avec le temps, les brasiers extérieurs ont fait place à la coutume d'allumer une bûche de chêne dans l'âtre, puis des bougies.

Le solstice d'hiver est considéré depuis longtemps comme une période de naissances divines. On parle souvent de vierge pure dans le christianisme qui aurait donné naissance au Christ. Rien de bien nouveau, Krishna, Bouddha, Zoroastre seraient aussi nés d'une femme vierge.




La Déesse qui donne naissance au soleil, aux dieux etc... montre par là sa pureté sans faille, n'importe quelle femme ne pourrait pas enfanter un Dieu. Il s'agit plus d'une virginité de l'âme (la Déesse incarnant le grand Tout), on célèbre donc la pureté originelle de la Déesse à Yule. Ce jour deviendra (à compter du IVe siècle après JC) le Noël chrétien fixé au 25 décembre par le pape Télesophe (date de la naissance du dieu Mithra). C'est une fête joyeuse riche en décoration. D'ailleurs, la plupart des symboles associés à Noël sont païens plutôt que chrétiens : la bûche, le houx et le gui, le sapin, la décoration lumineuse des rues, les rennes dans le ciel... rappel du dieu cornu.

Les Druides, les sorcières et les prêtresses célèbrent souvent Yule juste avant l'aube et ce jusqu'au lever du soleil. Par conséquent, il est d'usage, d'allumer des chandelles ou de faire des feux pour accueillir le retour de la lumière solaire.

Dans presque toutes les cultures et religions, le solstice d'hiver marque l'ouverture d'une période de festivités plus ou moins longue. C'est compréhensible lorsqu'on considère que nos ancêtres vivaient selon le rythme des saisons et la durée du cycle du jour. Pour eux, c'était là l'élément essentiel qui guidait leur vie. De prime abord, donc, l'arrivée du solstice indiquait la naissance d'un nouveau cycle solaire, des jours plus longs et l'arrivée des beaux jours. C'était là une occasion de réjouissances. Il faut aussi souligner que c'est une période de l'année où personne ne travaillait aux champs et où les travaux de la ferme étaient réduits à leur minimum.

À une époque sombre, quand la terre semble aride et délaissée, on apporte dans la maison des plantes toujours vertes - houx pour la protection, lierre pour la promesse fidèle que porte la vie, gui pour la fertilité. Aux premiers jours de l'hiver, ces plantes rappellent que la Terre redeviendra verte.

La fête allège le cœur et fait partager l'amitié pour que l'individu se réchauffe de l'intérieur. L'importance de la compagnie humaine à Yule est mise en évidence par le nombre de personnes allant visiter les sites sacrés pour assister au lever ou au coucher du Soleil. Bien que la surface de la Terre soit dénudée de la majeure partie de sa verdure lors de la saison obscure, les graines dorment dans le sol, prêtes à germer.



Le vieux roi Houx, symbole de l’hiver qui doit mourir, passait le pouvoir au jeune roi Chêne, symbole de la nouvelle année annonçant une nouvelle vie et le retour du printemps. C'est de ce conflit qu'est issue la tradition de faire brûler dans la cheminée une bûche que l'on conservait toute l'année. Elle représentait le vieux roi qui était brûlé et dont le sacrifice donnait lumière et chaleur. C'est la bonne période pour méditer et se remettre en question. Tandis que la bûche flambe, on visualise le soleil brillant à travers le feu et on pense à des jours plus chauds. Souvent, on garde une partie de cette bûche qui servira à allumer la bûche de l'année suivante, on garde ce morceau toute l'année pour protéger la maisonnée.

Une des façons de célébrer Yule consiste à décorer un arbre selon vos goûts et fantaisies, mais toujours en gardant une place importante aux reproductions de lunes et d'étoiles, telle que le faisaient les prêtresses d'autrefois. Jadis, on préférait les décorations "naturelles": pommes, oranges, citrons, noix et petits biscuits suspendus au sapin, guirlandes de boutons de roses séchés ou bâtons de cannelle. La décoration du sapin, les couronnes de houx, et l'échange de cadeaux sont aussi des traditions païennes. On a le choix entre un sapin en pot que l'on peut replanter ensuite, ou un sapin artificiel. Evitons le massacre des sapins coupés !




Une des plantes associées à Yule est la plante sacrée des druides, le Gui.

Noël est une fête symbolique dont les artéfacts sont avant tout païens.

La Bûche de Noel par exemple était à l’origine une véritable bûche, bien souvent en chêne. Dans les temps anciens, elle était conservée tout au long de l’année dans un endroit sacré. Cette bûche représentait le feu sacré, la lumière de la Terre. La tradition explique que la bûche traditionnelle devait bruler pendant 12 heures, pour porter chance. Maintenant que bien des maisons n’ont plus de foyer pour brûler la bûche, celle-ci prend place sur la table, en gâteau roulé. C’est un pâtissier parisiens qui eu l’idée de faire une bûche pâtissière puisque les habitations ne comportaient plus de cheminée.

Le symbole de la bûche a aussi évolué vers l’arbre de Noël sur lequel on plaçait des bougies allumées plutôt que de le brûler Les différentes religions du christianisme essaient de s’approprier cette tradition. Les protestants clament que Martin Luther a inventer cette tradition et les catholiques prétendent que c’est Saint-Boniface. La coutume existait déjà au temps des Saturnales romaines et même dans l’ancienne Égypte. L’arbre choisi devait être coupé et non acheté. Lorsque le temps était venu, l’arbre (le sapin) devait etre brûler comme une relique sacrée pour réchauffer l’âme et non le corps.




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